Récit de voyage / Incredible India – Mon road trip en Inde du nord

Départ – Aéroport de Hambourg

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New Delhi

C’est le bordel. Un bordel comme je l’aime. Tout n’est que bruit, agitation, et odeurs par centaines. Nous sommes arrivés dans la capitale indienne aux alentours de minuit et étions directement dans l’ambiance.

Subash était là à notre arrivée. Il nous attendait depuis 1 heure et demie. Nous allions faire quelques jours de voyage en voiture avec lui. Il nous emmène où nous souhaitons en fonction de l’itinéraire que j´ai crée. (En 3 semaines en Inde, nous avons jonglé avec la voiture et les trains.)

La ville était agitée. Il a conduit comme un pilote dans les rues de Delhi, où il nous a démontré à plusieurs reprises ses talents de conducteur. Comme il dit lui-même, pour conduire en Inde le code de la route n’est pas important.

Il faut 3 choses pour survivre dans cette jungle de bolides à savoir un bon Klaxon, des bons freins et enfin de la chance. Nous resterons sceptiques quant à cette dernière qualité, et espérons ainsi avoir de la chance pour le reste du voyage.

Après une bière indienne bien fraîche ingurgitée sur la terrasse de l’hôtel nous partons nous coucher. Il est 03h du matin, et même si nous sommes curieux de ce qui nous entoure nous préférons rejoindre notre chambre fraîchement aérée par la clim.

Il faut dire que c’est une fournaise dehors.

6h de sommeil plus tard, et quelques Nans bien au chaud dans notre estomac nous sommes prêts à déambuler dans les méandres de Delhi. 

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Premier stop au mémorial de Gandhi. L’endroit est saisissant et complètement en contraste avec l’enfer de la ville. C’est simple, l’endroit est calme. Pas de Klaxons, pas de bruit.

Les façades du mémorial sont blanches et c’est un vrai plaisir visuel pour nos yeux fatigués.

Une imposante statue en bronze représentant le sage prend place à l’ombre de quelques arbres fleuris. Pas très loin, le gong de la paix. Si l’on s’aventure un peu plus loin, on peut voir les derniers pas de Gandhi représentés dans le sol, avant qu’il ne soit assassiné par un extrémiste indien. Poignant.

Nous terminerons la visite pieds nus par sa sépulture où quelques mots en indien non traduits étaient gravés. 

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1 heure plus tard, nous avions terminé et nous nous dirigions vers la Porte de l’Inde, bâtiment symbole de la ville.

Les aigles sont là. Il nous accompagnent.

Ils volent en cercle autour du monument lui donnant une touche très exotique.

Nous terminerons nos visites du jour par le Fort Rouge. Il faut d’abord trouver le guichet qui nous est reservé pour pouvoir acheter notre billet d’entrée au prix pour les étrangers. (10 roupies pour les Indiens contre 500 pour nous).

Mais c’est normal, à bourse différente nous ne nous sommes jamais plaints de devoir payer plus cher.

Le fort est en fait un joli jardin, où sont rassemblés en son intérieur bazars et temples. Nous sommes les seuls touristes. 

Je suis arrêtée toutes les 20 minutes par les Indiens. Jeunes filles, jeunes hommes, familles, ils veulent tous me prendre en photo. Parfois j’accepte de me prêter au jeu. Parfois ça me fatigue. Il est extrêmement difficile de dire oui à une personne et dire non à l’autre. Pourquoi oui à intel ? Et pourquoi non à celui-la ? Je me surprends à m’en vouloir quand je refuse.

Quand ce sont des enfants qui veulent me prendre en photo, j’accepte la plupart du temps. Quand il s’agit d’un selfie avec un jeune homme, cela dépend de la manière dont c’est demandé.

De toutes façons, beaucoup de personnes m’auront prise en photo sans me demander si j’étais d’accord. Je crois que ce soirla, je serai sur beaucoup de Facebook indiens.

Nous terminerons cette folle journée dans un restaurant typique, où les familles indiennes viennent manger à toute heure. Le serveur me demande si je veux manger épicé. Je ne veux pas. Mais j’obtiendrai quelque chose tout de même relevé; un poulet servi avec sa sauce, son riz et ses Nans à l’ail. Ma langue était en feu mais c’était un délice.

Le Lassi frais que j’avais commandé à su apaiser les flammes dans ma bouche.

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Nous rentrons à l’hôtel après 6h de déambulation dans les rues de la ville. Notre hôtel est situé dans le vieux Delhi, un quartier qui vit, un quartier qui représente l’Inde que j’aime. J’ai vu beaucoup de grandes métropoles du sud dans ma vie. Le Caire par exemple, une autre ville très agitée, ou bien Bangkok qui a la tombée de la nuit ne s’endort toujours pas. Et bien Delhi c’est pareil. Puissance 10.

 

En route vers le désert

La route jusqu’à Bikaner en venant de Delhi est longue et semée d’embûches. Il y a des portions d’autoroute, mais certaines parties ne sont pas encore bétonnées. Il faudra même traverser des trous d’eau, restes de la mousson passée.

La voiture avance, elle est robuste. Le chauffeur est un pilote. Plusieurs fois j’ai cru que nous allions y passer lorsque l’on doublait alors qu’il y avait une voiture qui arrivait droit devant nous. Mais il maîtrise sa machine de guerre.

Nous traversons villages et plaines désertiques. Parfois nous croisons des troupeaux de vaches qui stagnent au milieu de la route, et qui s’écartent de manière nonchalante sur le côté, au bruit du Klaxon de notre voiture.
Parfois il faut laisser passer un train. Et quand le train est passé, il faut attendre 20 minutes que la circulation redevienne normale.

 

Deshnok

Vers 16h, après 10h de route nous arrivons aux portes de Deshnok connue pour son temple aux rats. Ce temple, principale curiosité des environs abrite 20 000 rats sacrés. 

Ils sont partout.
Chaussures ôtées, nous nous dirigeons vers l’intérieur. Certains ont l’air en bonne santé, certains sont malades, certains gisent morts sur le sol.
Quand tout à coup, un attroupement.
Tout le monde se dirige vers un coin du temple. J’ai compris. Je sais ce qu’il se passe. Ils ont vu un rat blanc. La légende raconte que si l’on croise un rat blanc, nous aurons de la chance pour toute la vie. J’ai vu 2 rats blancs, dont un bébé.
Une autre légende raconte que si un rat passe sur nos pieds, il nous bénit.

J’ai donc eu une double portion de chance et j’ai été bénie.

Ce fut une incroyable expérience.

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Bikaner

Nous arrivons aux alentours de 18h vers Bikaner. Nous pensions avoir un peu de répit, mais nous nous laissons tenter par une ballade en Tuk Tuk afin de visiter la vieille ville.

C’est simple, c’est un labyrinthe de petites ruelles étroites qui ne laissent pas de place aux voitures.

Là encore ça grouille de partout. Les odeurs sont multiples, les enfants crient, les chiens aboient et les marchants hèlent.
Bonne ambiance.

Nous visitons une Haveli, propriété d’une riche famille indienne transformée en hôtel. La demeure est juste splendide. Beaucoup d’or à l’intérieur. Mais cela ne représente en rien l’atmosphère qui règne à l’extérieur. C’est beau mais c’est trop propre.

Je veux des cris, je veux des odeurs, je veux des Klaxons.

Nous ne dormons bien entendu pas dans l’Haveli. J’ai réservé une chambre chez une famille.

Nous sommes accueillis comme des rois, ils sont aux petits soins.

La grande sœur parle un anglais presque parfait et nous cuisine un sorte de ragoût aux légumes et au fromage. Un délice gustatif quoiqu’un peu épicé.

Nous passons la soirée à échanger avec la famille et un autre voyageur venu du Québec.
Notre chambre n’a pas de fenêtres, et le ventilateur du plafond brasse de l’air chaud. Pas d’eau chaude, mais nous apprécions la douche froide située dans les toilettes. Le jet de l’eau est très faible et sort d’un conduit en métal. J’adore.
Nous nous écroulons comme des mouches et entamons notre première nuit de 08h.

 

Direction Khuri

Je commence à ressentir des premiers signes de rhume. Rien de très grave, mais c’est assez gênant de ne pas pouvoir humer toutes les odeurs du pays. (Merci la clim). Au moins je n’ai pas de tourista.

Mes intestins se portent comme un charme alors que je n’ai pris aucune précautions. J’ai mangé avec mes doigts, j’ai fréquemment oublié de me laver les mains avant de passer à table, et j’ai laissé flotter des glaçons dans mes Lassis. Je m’étais fait une raison, je pensais que j’allais de toutes façons tomber malade. J’avais bien chopé la tourista en Suède.

C’était pour moi alors une évidence que l’Inde ne serait pas une exception. À croire que ma flore intestinale est devenue robuste au fil de mes aventures. Quand à mon homme, il est un peu malade mais rien de dramatique.

Il devrait survivre.  

Sur le chemin, nous nous arrêtons dans un petit village qui semble délaissé de ses habitants.

Mais il n’en est rien. Ils sont bien là, mais ils sont à l’ombre de leur maison. Dehors, c’est un four.

Nous sommes aux portes du désert et le manque de végétation se fait clairement ressentir.

A l’entrée du village, un étang. Un étang verdâtre rempli d’oiseaux en tous genres qui viennent s’abreuver. Une famille a élu domicile au bord de l’étang. Nous partageons quelques instants avec eux et leur donnons quelques roupies.  

Au centre du village fantôme, une école.  Ou plutôt une classe aux murs bleutés. Une classe pour tous les enfants du village. Nous entrons. Elle est joliment décorée de dessins d’enfant et de cartes de l’Inde.  Nous avions emmené cahiers et stylos pour les enfants que nous croiserions. C’est l’occasion. 

Je donne le matériel scolaire à l’institutrice. A première vue les enfants ne semblent pas intéressés.

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Mais ils me regardent, ils sont étonnés. Ils me dévisagent. Difficile d’échanger quelques mots car ils ne parlent pas l’anglais. Je leur donne mon prénom. Ils me saluent. Quand je pars, ils courent tous vers le bureau de leur institutrice pour voir quels trésors j’ai pu amener. Ils sourient. Une petite fille plus rapide que les autres prend tout pour elle. Sa camarade vient me voir pour que je fasse une distribution. Une distribution plus équitable.

Je laisse la maîtresse s’en charger et nous quittons les lieux.  

Khuri

Nous arrivons enfin au village de Khuri. Il fait chaud, nous n’avons pas d’ombre. Nous nous installons dans un camp où une eau fraîche et un Chai nous sont servis. Curieusement le chai brûlant me rafraîchit.

C’est l’heure. Il est 2h avant le coucher du soleil. Nous partons à dos de dromadaire pour aller admirer le spectacle du haut des dunes du désert du Thar.

 Nous restons là, silencieux, à observer la descente du soleil sur le Pakistan pendant 1h. (Nous sommes à 70km du Pakistan).

Quand enfin, il ne reste plus qu’une infime lueur à l’horizon, le désert se transforme en une palette orange. Spectacle époustouflant.   Nous rentrons au village afin de déguster un repas du Rajasthan. Lentilles, petites galettes, haricots du désert et riz, le tout plutôt épicé mais délicieux. Je crois que mon palais commence à s’habituer.  J’ai toujours aimé la nourriture indienne, mais j’ai toujours eu du mal avec les épices.

Quoi qu’il en soit, je me régale. 

C’est l’occasion pour moi aussi de rencontrer quelques compatriotes. Je parle français, c’est un plaisir. Moi qui n’ai plus l’habitude de parler français depuis mon installation en Allemagne, c’est l’occasion de papoter. En une soirée je croise plus de français que je croise en un mois dans ma ville du nord de l’Allemagne. Je suis une vraie pipelette. Nous échangeons nos expériences avec Julie et Mélanie infirmières de la région parisienne. Leur chauffeur est fou mais elles rigolent bien. On rigole bien en fait.  

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Quelques danses locales plus tard, nous préparons notre matériel et rassemblons nos affaires. Il fait nuit et nous nous dirigeons une fois de plus vers le désert, cette fois ci en Jeep, afin d’installer nos lits de camps en bois et nos matelas fins dans le désert. Ce soir nous dormons dans un hôtel d’un million d’étoiles. Ce sera notre première nuit complète sans interruption de sommeil. A l’air frais et naturel, sans climatisation, sans Klaxon, sans bruit.

Seuls quelques chiens et renards nous signalerons leur présence au milieu de la nuit, mais pas de quoi m’extirper vraiment de mon délicieux sommeil. 

On se réveille le matin à la lueur de l’aube. Il est 6h, on se sent frais.  Après un rapide petit déjeuner nous partons en direction de Jaisalmer capitale du désert.  

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Jaisalmer 

J’ai aimé cette ville. Digne d’un conte des Mille et Une Nuits. Les maisons sortent du sable et sont décorées de tissus de toutes les couleurs. 

Avant de nous lancer à la conquête de la ville, nous allons profiter des joies d’un massage ayurvedique. Cela fait du bien. Mon corps se repose. Mes pieds gonflés à cause de la chaleur sont reconnaissants. La masseuse a des doigts de fée.

Quelques éléments perturbent cependant notre séance de relaxation. Nous sommes à la frontière avec la Pakistan. Du moins nous sommes à moins d’une centaine de kilomètre. Nous entendons alors les avions militaires de l’Inde qui survolent la zone pour vérifier que tout va bien. Rappelons que les deux pays ne sont pas en très bon terme. C’est quand nous sortons du centre de massage que nous voyons ces avions. Ils volent bas. Ils surveillent. 

fullsizerender-17Nous posons nos affaires à l’hôtel. C’est une magnifique Haveli de couleur orange. Notre chambre décorée d’un style oriental est magnifique. Rideaux de couleur arc en ciel et lit en bois finement travaillé nous transportent dans cette Inde que nous aimons. 

Nous allons visiter le fort de la ville. Marchands ambulants en tout genre nous démarchent. Enfants, mendiants, chiens, nous sommes suivis. Certains enfants s’amusent à faire péter des pétards à notre passage. « Be carreful bomb ! » nous crient ils.  

Jaisalmer est la ville de l’argent. Nous entrons dans une fabrique qui ne paye pas de mine mais le travail y est sérieux. Les artisans me déballent leurs collections de bijoux.

Une collection à rendre jalouses les plus riches princesses.

Mes yeux s’arrêtent sur un jonc tout simple, mais finement travaillé à sa fermeture. Ils m’en proposent 5000 roupies soit 70€. Ils me disent que le kilo d’argent équivaut à 1000€. Je vérifierai par la suite sur internet, et le kilo est à 600€ à l’heure où j’écris ces lignes.

Quoi qu’il en soit je refuse de payer une telle somme pour un bracelet en argent. Lui même lui-même devait savoir que je n’accepterai pas.

Je commence ma première tentative de marchandage maladroite. J’obtiendrai le bracelet en argent véritable pour 2000 Roupies soit moins de 30€. 

A l’appel de nos estomacs criant famine nous nous dirigeons vers un restaurant local qui nous a été recommandé.

Nous mangeons avec nos doigts un succulent poulet et son fromage en sauce. Sans oublier notre inconditionnel Lassi, qui une fois de plus apaisera le feu sur ma langue.

Nous partons nous coucher.  

Sur la route vers Jodhpur

Au milieu du parcours, nous faisons une halte dans un village local. 

Ce village est connu pour son temple hindou fréquenté uniquement par les locaux. Les indications sont toutes dans la langue du pays.

Nous ôtons nos chaussures et partons à la découverte du temple de couleur rose sable.  En son centre, une coupole.

Les  Indiens font la queue devant la représentation de Durga déesse mère qui symbolise l’unité des forces divines hindoues. Ils font une offrande et se font bénir. J’ai également fais une offrande de quelques roupies, et de la terre orange a été déposée en point entre mes deux sourcils. J’ai à mon tour été bénie.

Alors que nous nous apprêtions à quitter le temple, un passant venu ici pour prier me demande si je veux goûter à ce qu’il mange.

Il pioche avec sa main droite dans son assiette et me le donne dans ma main droite. Il s’agit d’une sorte de boulgour chaud. Délicieux.

Cette expérience au temple fut un instant saisissant qui restera gravé dans ma mémoire. 

Jodhpur

Nous arrivons vers 16h dans la ville bleue.  En fait, seulement quelques habitations et quelques échoppes sont de la couleur de Brama. Pendant les saisons chaudes, cette couleur rafraîchit et éloignerait les insectes.  J’ai été piquée toute la nuit. 

À notre arrivée dans la ville nous nous dirigeons vers les hauteurs. Nous visitons un temple blanc, au bord d’un lac. Le lac était propre. Trop propre ? C’est le premier que nous voyons sans déchets.  L’endroit est reposant.

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Un jeune homme veut faire un selfie avec moi. Je prétexte que je suis fatiguée. 

Nous quittons ce havre de paix en direction du fort de la ville. Bien plus impressionnant sur celui de Jaisalmer, la visite aura durera presque 2h.

La vue sur la ville à moitié bleue est juste époustouflante. A l’extrémité de la ville nous apercevons un palais de couleur sable. Il s’agit du palais d’un maharâdjâ. Le dirigeant de la ville et propriétaire du temple que nous avons visité quelques instants plus tôt. Son palais ressemble à celui de Aladdin. Planté là, surplombant la ville et ses maisons à moitié terminées. 

Le musée du fort abrite quelques trésors de l’antiquité indienne. Vêtements, armes, et même ces fameux sièges en or que l’on installait sur le dos des éléphants pour le transport de personnes. 

Après cette visite saisissante au cœur de l’histoire indienne, nous partons faire quelques achats. Nous achetons nos premiers premières épices et des foulards. Ici tout se marchande. Avant je n’avais jamais réellement osé marchander pendant mes autres voyages. Soit parce que j’étais toute seule et je ne voulais pas me faire avoir, soit parce quelqu’un le faisait pour moi.

Timo n’aime pas marchander.  J’ai fait ma première tentative de marchandage à Jaisalmer pour mon bracelet, et cela a plutôt bien marché. Je me fais alors violence et me découvre des talents cachés. On rigole, on boit un Chai, on s’échange nos cartes de visite, on parle en 4 langues. J’obtiens souvent plus de la moitié moins cher.

Dans la boutique aux épices, mon nez se débouche naturellement. Mon odorat est en éveil. 

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Nous faisons une halte dans un petit boui-boui local afin de remplir nos estomacs.

Nous prenons au hasard le menu qui se trouve sur une table. C’était le menu pour les locaux.

Nous nous voyons attribuer en toute vitesse un autre menu spécial touristes, où les prix sont bien évidement gonflés. Nous en rigolons et demandons si nous pouvons comparer les deux. Le serveur accepte, il trouve ça sûrement gênant mais il rit avec nous.  Nous jouons finalement le jeu et commandons de quoi nous remplir la panse à partir du menu pour les étrangers.

Alors que nous mangeons nous croisons Alexis et Mickaël que nous avions rencontrés dans le désert du Thar.  Nous discutons, on échange une fois de plus nos impressions. On rigole. On parle français, on parle anglais. Ils aiment également l’Inde. Nos itinéraires sont plus ou moins les mêmes, peut-être se croisera t’on encore.  Ce soir la soir-là, nous nous sommes endormis très tôt. 

Ranakpur

A mesure que nous nous éloignons de Jodhpur reine du désert, le paysage commence à changer.

Il se transforme petit à petit. Nous laissons dernier nous le désert et ses châteaux de sable pour s’enfoncer dans la jungle luxuriante du sud du Rajasthan.
À notre arrivée au cœur de la jungle de Ranakpur nous faisons une halte au temple de Chaumukha. Il s’agit d’un temple Jaïen, en l’occurrence le plus vaste du pays qui fut érigé au 15eme siècle.
Tout est de marbre. Le temple ne compte pas moins de 20 pièces, toutes aussi époustouflantes les unes que les autres.

On y voit les racines des arbres s’enfoncer dans le sol en marbre et leur branches s’enrouler autour des colonnes telles des guirlandes de végétation. Le cri des rapaces et autres oiseaux aux alentours nous accompagne le temps de notre visite.

Selon la coutume il faut bien sûr se déchausser. Il également interdit d’emmener de la nourriture à l’intérieur, ainsi que des cigarettes et de porter du cuir.
Les femmes en périodes de menstruations ne sont pas admises. (Dieu sois loué à deux jours près je n’aurais pas pu rentrer).

Un prêtre souhaite prier pour nous. Nous acceptons et échangeons ensuite quelques mots.
Nous terminons notre visite par deux petits temples voisins sur les hauteurs, qui nous offrent une magnifique vue sur le temple principal, entouré de sa végétation verdoyante.

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Udaipur

Le sable et la sécheresse du désert sont loin derrière nous maintenant.
Nous sommes à Udaipur, ville des lacs.
Tout est vert. C’est humide. Autour de la ville, différentes collines où l’ont aperçoit sur certains sommets quelques palais blancs érigés au milieu de la jungle. Magique.

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Nous posons nos affaires à l’hôtel. C’est une petite propriété de 7 chambres avec un toit terrasse donnant vue sur le lac Pichola. C’est à couper le souffle.

Timo a oublié son porte-monnaie au temple de Ranakpur. Il n’y a pas d’argent à l’intérieur, seulement ses papiers.
Le manager de l’hôtel appelle le temple pour nous. Ils ont retrouvé le porte-monnaie. Ce même manager nous explique qu’il peut nous aider car plusieurs chauffeurs font l’aller retour à la journée.
Nous proposons une compensation financière pour le temple et pour le chauffeur, mais comme nous l’explique le patron de l’hôtel, il n’est pas dans les coutumes et traditions du temple de recevoir de l’argent en échange de services. Ils font cela avec plaisir car c’est normal pour eux.
Nous insisterons pour payer le trajet au chauffeur.

Le temps de cette course à la recherche du porte-monnaie perdu, nous avons avons sympathisé avec Neeraj le patron de l’hôtel, qui s’est montré très hospitalier et chaleureux avec nous. Il nous fait visiter la partie en construction de son hôtel et nous aura parlé de son pays et de ses origines. Il a grandi de la région de Udaipur. Nous avons retrouvé le porte monnaie le lendemain et avons gagné un ami.

Jusqu’à présent nous avons aimé chacune des villes visitées.
Nous avons un petit coup de cœur pour Udaipur cependant.

On se balade à l’ombre des arbres, ou l’ont choisi de faire une promenade en bateau sur le lac Pichola.

Au milieu du lac, l’hôtel lake Palace connu grâce au film de James Bond apparement. Je n’ai vu aucun James Bond. Je reconnais que l’endroit est magnifique. Il s’agit d’un hôtel d’un blanc immaculé qui sort de l’eau comme par mirage.

Au coucher du soleil son reflet sur l’eau donne une petite touche de magie.

Un peu plus loin sur le lac, l’île de Jagmandir. Magnifique petit îlot avec son palais décoré de sculptures d’éléphants en marbre.

Les écureuils nous accompagneront le long de notre visite.

À Udaipur, c’est l’occasion d’acheter des tissus. Mon homme s’est fait faire un costume sur mesure en cachemire avec son veston de soie.
J’ai opté pour un sari bordeaux et doré.

Nous rentrons à l’hôtel rafraîchis de cette journée sur le lac.

Nous sortons ce soir la, afin d’aller déguster une fois de plus les saveurs indiennes. Le restaurant que nous avons choisi à un toit terrasse en face du temple de la ville.

En bas, ça grouille.
Vendeurs, familles, dromadaires, chevaux, Tuk Tuk et scooters animent les rues de la ville des lacs.

Nous avons vraiment apprécié cette ville, si rafraîchissante.

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Nous partons le lendemain en direction de pushkar.
Nous quittons la ville. Un homme lave son éléphant sur la route.

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Pushkar

Pushkar est une autre ville articulée autour d’un lac. Il s’agit là d’un lac sacré, où les indiens viennent se recueillir.
Certains se baignent dans les eaux verdâtres du lacs, certains prient, certains font des séances d’exorcisme, tandis que les enfants s’amusent. Certains s’amusent à faire peter des pétards sur les ghats. (Escaliers de la rive menants directement dans l’eau).

L’eau est pleine de poissons.
A la surface des pétales de fleurs laissés en guise d’offrande.
C’est féerique.

Quant aux rues de la ville, elles sont beaucoup moins grouillantes que celle des villes précédentes. En effet Pushkar est une toute petite bourgade de 1km de long.
Sa rue principale est un bazar au sens propre du terme. Échoppes de vêtements, boutiques d’épices, petits restaurants, il y en a pour tous les goûts.
Nous avons visité la ville à pied.
Au détour d’une ruelle, un marchant de bijoux en agent.Les prix sont fixes et bon marchés.
Nous ressortirons avec quelques trésors.

Sur la route en direction de Jaipur

Le trajet ne sera pas très long pour rejoindre la capitale du Rajasthan. A peine 3 heures contre 6 pour la plus part des autres voyages effectués en voiture.
Nous quittons petit à petit la jungle et sa végétation luxuriante pour laisser place à des plaines désertiques.

Quelques maigres arbres et petits buissons décorent le paysage. Troupeaux de vaches, chèvres et dromadaires sont bien entendu au rendez vous.

Jaipur

Jaipur est la plus grande ville du Rajasthan. C’est même la capitale de l’état. Il y a donc du monde.
Le trafic à la périphérie de la ville annonce la couleur. Et c’est dimanche.
Notre chauffeur nous dit que demain ce sera pire. Car demain c’est lundi.

C’est en ce lundi, premier jour de la semaine et de travail que nous décidons de braver les hordes de voitures, et de Tuk Tuk pour visiter la ville.

En son centre, la célèbre façade du palais des vents, monument mystique de la ville. On dirait un orgue géant.

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Tout est rose dans la ville. Selon les différents moments de la journée, les couleurs changent en différents rose orangés étincelants.

L’observatoire de la ville construit il y a bien des années rappelle le génie des anciennes civilisations qui tentaient de comprendre le temps et le ciel. Je suis fascinée.

Nous décidons de nous arrêter dans un boui boui local pour rassasier nos estomacs criants famine.
Les serveurs veulent nous placer dans une salle au fond du restaurant, seuls avec la clim. Mais nous voulons manger avec les locaux sous les ventilateurs cassés qui font un boucan infernal.
Nous mangeons des plats de l’Inde du sud à base de galettes et de pomme de terre.
Délicieux. Quant au Lassi que j’ai commandé, je n’ai pas pu le boire. Je pense qu’il était périmé.

Afin de clôturer ces 2 jours dans la ville rose, nous décidons de nous éloigner un peu du tumulte de la ville. Nous partons à une vingtaine de minutes de la ville en voiture pour se retrouver seuls avec les singes.
Le temple aux singes est donc écarté de la ville et méconnu des touristes pour notre plus grand bonheur.

Nous avons adoré ce petit paradis perdu.
Singes de toutes tailles se laissent approcher, toucher et nourrir.
Ils se prêtent au jeu de nos photos.
Plus loin, dans les hauteurs du site, une source sacrée où certains pèlerins viennent se laver. Les singes apprécient aussi de se baigner dans cette eau colorée d’un magnifique vert qui contraste avec le marron de la roche.

Cet endroit était juste irréel. Hors du temps.

Nous laissons les familles de singes et rentrons nous coucher.

J’aurai bien aimé ramener quelques bébés avec moi. Ils sont si mignons.

Demain nous partons en direction de Agra, ville du Taj Mahal.

Agra

Nous quittons le Rajasthan et sommes en route vers l’Uttah Pradesh. Le paysage reste similaire jusqu’à Agra. Plaines désertiques ou forêts de buissons et de petits arbustes, ou bien villes grises à moitié terminées.

Parfois nous croisons des troupeaux de vaches. Dès chèvres se montrent aussi parfois.

Nous arrivons à Agra en début de soirée.

Nous comptions aller nous balader dans la ville mais c’était sans compter l’annulation de notre train du lendemain en direction de Varanasi. Il a fallut réagir vite. Pas d’autres trains disponibles en raison de la fête des lumières organisée dans tout le pays, le Diwali. Nous avions réservé ce train en direction de Varanasi des semaines à l’avance. Tout est complet. Les billets d’avion ne sont pas dans notre budget. Le bus nous ferait perdre trop de temps. Seule solution, continuer le voyage avec le chauffeur jusqu’à Varanasi. 

Notre première soirée à Agra s’est passé à l’hôtel. Nous n’avons pas pu visiter la ville de nuit. Nous nous contentons d’une petite vue sur le Taj Mahal en haut de notre hôtel.

Nous apercevons le haut du monument. Nous somme très excités quant à ce qui nous attend demain. Demain il faudra se lever tôt. 

 C’est encore à moitié endormis que nous nous dirigeons vers la billetterie du Taj Mahal à 05:30 du matin. Il y a déjà pas mal de monde. Billets en poche, nous nous sommes marchons  vers l’entrée est.

06:30, ouverture des portes.

Le mausolée n’est pas encore là.

Il faut traverser une petite cour. Mon impatience monte.

Et puis soudain, derrière une grande porte orientale de couleur rouge brique, je l’aperçois.

Il est là, à quelques mètres devant moi.

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Entre moi et le Taj Mahal, il y a un jardin avec un bassin.

Un long bassin où l’on voit le reflet de la symétrie parfaite du Taj Mahal, au lever du soleil. Les couleurs sont sensationnelles.

La brume du matin n’est pas encore partie, ce qui ajoute une touche mystique au monument.

Quelques selfies plus tard, nous décidons de braver les hordes de touristes et nous dirigeons directement au pied du monument. De près c’est encore plus impressionnant, on se sent tout petit.

Un touriste s’amuse à se faire photographier en position de yoga devant le Taj Mahal. La sécurité intervient et ordonne l’annulation des photos. Toutes les photos en position de yoga devant le Taj Mahal doivent être supprimées. Beaucoup de touristes s’interrogent.

Nous on s’en fiche, on veut juste faire le tour du site et rentrer à l’intérieur.

Pas de photos autorisées à l’intérieur du tombeau.

Ce que j’ai vu de l’intérieur me parait petit en comparaison à la taille du mausolée.

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Il fait sombre à l’intérieur. Il faut être silencieux.

Nous ressortons et continuons notre visite du parc. Nous voulions visiter les autres monuments de la ville d’Agra ce jour là, comme le Baby Taj et le fort de la ville.

Malheureusement nous devons partir tôt, car le route est longue jusqu’à Varanasi.Le train que nous avions réservé partait le soir et nous laissait le temps de visiter la ville. Mais l’Inde et ses imprévus font que nous devons réviser notre programme. Nous partons donc en route pour la ville la plus sacrée d’Inde.

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Varanasi

10h de voiture plus tard, nous arrivons au porte de la ville.

Il fait nuit. Nous ne voyons pas grand-chose.  Nous entendons et sentons uniquement.

FullSizeRender (16).jpgLes Klaxons sont encore plus nombreux que dans les autres villes du pays, et les odeurs sont par milliers.

Cela sent le brûlé, cela sent la friture, les pots d’échappements, mais surtout ça sent l’encens.

Nous prenons un Tuk Tuk pour nous rendre à notre auberge de jeunesse. Le chauffeur est perdu, pourtant notre auberge est connue. Je lui montre l’adresse sur mon téléphone et il ne voit rien car c’est trop petit à ses yeux. Nous trouvons notre auberge. Nous dégustons de succulents repas indiens servis sur le toit de l’auberge et partons nous coucher.

Le lendemain, dur réveil à 10h. La nuit a été bruyante. Impossible de fermer complètement l’œil de la nuit car la ville commence à s’animer, encore plus que ce qu’elle n’est déjà. (Oui oui c’est possible).

Les jours qui arrivent seront consacrés à la fête des Lumières, le Diwali.

Les rues s’animent, les indiens font péter des pétards, des feux d’artifice. C’est beau. Mais c’est bruyant.

Le soir nous partons à bord d’une petite pirogue sur les rives du Ganges.Il est 18:00 lorsque nous embarquons. Le soleil commence à se coucher. Sur l’eau nous apercevons des fleurs flottantes, offrandes destinées aux âmes perdues.

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Le soleil est enfin couché. Les cérémonies commencent enfin. C’est beau. La musique est envoûtante. Les familles sont touchantes.

Nous rentrons vers 20h et partons nous coucher après quelques discussions avec des Allemandes rencontrées sur la pirogue.

Nous devons nous lever tôt le lendemain matin. Nous n’étions pas rassasiés de ce que nous avons vu la veille. Le Gange, on voulait le voir également au levé du soleil.

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Nous avions la fait un bon choix. La lumière est encore plus belle au levé du soleil.

Tout est calme. Le fleuve est calme. Le soleil éclaire les habitations en bord du rivage. Les premiers marchants de thé levés aux aurores commence à sillonner sur les escaliers plongeant dans l’eau du fleuve. Certains Indiens se lavent dans l’eau.

Certains prient. Certains chantent.

Je me surprend à m’en vouloir quand je les regarde. J’essaye de pas trop avoir de regard insistant. Mais je suis curieuse. J’aime cette culture et je tente de l’a comprendre.

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C’est après cet énième émouvant moment que nous choisissons de partir visiter les différents temples de la ville. Le temple de Hanuman m’aura marqué. Les singes ont élu domicile. Ils sont partout.

Le temple est beau, encore plein de couleurs.

A 14h, nous avions un massage de prévu. Ce qui était moins prévu c’était la force avec laquelle le masseur a appuyé sur mon dos. « Indian massage my friend » … Mon corps s’en souvient encore.

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Nous partons le soir en direction de la gare.

Le chauffeur de Tuk Tuk sur la route nous demande si nous avons testé le Bang Lassi. Nous n’avons pas testé le lassi aromatisé au canabis. Mais il propose de nous en faire goûter. Nous lui payons sa course et partons rejoindre notre quai. C’était drôle.

Nous achetons des samusas sur le quais et embarquons à bord du train dans lequel nous passerons les 12 prochaines heures.

Direction Delhi.

Nous sommes dans un wagon avec des couchettes, que nous partageons avec une famille indienne avec un enfant et un bébé. Chacun était curieux de son voisin.

J’ai mal dormi. La clim était à fond.

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New Delhi

Nous arrivons à destination le matin, à l’heure.

Notre Hotel est juste à côté de la gare. Il nous reste encore 2 jours en Inde, et plus précisément dans la capitale. Nous choisissons de nous balader là où le vent nous mène. Le dimanche en quittant l’hôtel vers 22h, c’est la folie dans les rues. Les petards explosent, les gens crient, il y a de la fumée partout. Le chauffeur du taxi à du mal à circuler. Les petards explosent juste à côté du véhicule.

Nous arrivons à l’aéroport 45 min plus tard encore rêveurs, encore songeurs.

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Mes impressions

Ca y est. C’est terminé. C’est malheureusement terminé, ce voyage en Inde. Si je devais résumer l’Inde en un seul mot, ce serait « incroyable ». 

J’ai aimé ce pays.

Comme on dit de l’Inde, soit on adore soit on déteste.

Vous vous en doutez. Vous savez ce que j’en ai pensé, de ce pays. J’ai trouvé ça fabuleux. Et souhaite revenir pour visiter les contrées himalayennes et les métropoles du sud.

 L’Inde c’est sale qu’on dit. L’Inde ça traumatise j’ai entendu dire. Alors oui l’Inde ce n’est pas propre. Oui j’ai assisté à des scènes de vie qui m’ont fait mal au cœur. Mais l’Inde ne se résume pas qu’à ca. L’Inde c’est un tout. L’Inde c’est envoûtant.

C’est une culture magnifique abîmée par l’image des touristes qui ne savent pas sortir de leur zone de confort.

 J’ai beaucoup voyagé dans ma vie comme vous le savez. Et L’Inde ne ressemble en rien à ce que j’ai déjà vu. J’ai été envoûtée.


14 réflexions sur “Récit de voyage / Incredible India – Mon road trip en Inde du nord

  1. Ton récit est absolument incroyable !! On ressent parfaitement le bonheur que tu as eu de visiter ce pays… ça donne tellement envie d’y aller ! Et je trouve que c’est une idée fabuleuse que d’avoir emporté des fournitures pour les enfants 😉 Je note l’idée !

    J'aime

  2. Quel plaisir de lire un blog qui évite les clichés ( ou plutôt les affronte pour mieux les contourner ). Je suis d’accord pour y être allée deux fois : une en 1994 dans le nord et le Bengale, et l’année dernière dans le Kerala, Goa et le Karnakata : il faut être près à sortir de sa zone de confort pour apprécier ce quasi continent et à regarder sans juger …. Je rentre d’Asie du sud est ( Laos. Cambodge et un peu la Thailande via Bangkok et le nord ): j’ai adore mon périple, mais je ne comprends pas que beaucoup oppose par ex Thailande et Inde …certes l’Asie reste plus facile d’accès que l’Inde en moyenne mais j’aime les deux pour des raisons différentes ! Du coup je repars au Rajasthan et Varanasi le 13 février ( ce sera ma seconde fois pour la cité du Gange mais 22 ans après… Comme une découverte ). Et vraiment ca m’a remonté le moral de tomber sur ton blog car je viens de me lire des  » retours  » très durs et je commençais à me demander si j’étais normale de ne pas avoir été plus choquée que ca par cet incredible pays … Ça ne signifie bien sûr pas m’être extasiée sur la misère par exemple . Merci ! Et de tres belles photos pour ne rien gâcher !

    Aimé par 1 personne

    1. Oui j’ai souvent entendu cette comparaison absurde entre la Thaïlande et l’Inde … Souvent on me demande aussi lequel des deux pays j’ai préféré … J’ai toujours du mal avec ce genre de questions …
      Et puis je t’accorde aussi que beaucoup de blogs qui parlent de l’Inde, en font des retours plutôt négatifs … Ce qui abime l’image du pays … Déjà fortement endommagée à cause de ces touristes qui restent dans leur sphère de confort pendant leur périple …
      En tout cas, j’aime ton commentaire ! Cela me fait plaisir de voir que je ne suis pas une des seules à ne pas avoir été choquée par ce pays magique !
      Au plaisir de te lire encore !

      J'aime

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